Programme de formation

en anglais langue seconde

Ce guide a pour but d'exposer les notions et les principes généraux qui président à la maîtrise de la qualité de l'enseignement de l’anglais langue seconde chez B-Com Solutions Linguistique. Le Centre des niveaux de compétence linguistique canadien et le Cadre européen commun de référence pour les langues fournissent un ensemble clair et cohérent de définitions et de descriptions que l'on peut utiliser afin de définir les procédures pour l’élaboration et la mise en œuvre du programme d’enseignement.

Offrir des cours de langue de qualité est la première priorité chez B-Com Solutions Linguistiques, qui fonde son programme de formation sur les standards internationaux en enseignement de l’anglais langue seconde établis par ces organismes. Les plans de cours, l’élaboration et la sélections des activités d’apprentissage, l’évaluation des compétences langagières ainsi que la formation des enseignants seront subséquemment basées sur ce cadre de référence commun.

 

Les Niveaux de compétence linguistique canadiens

Les Niveaux de compétence linguistique canadiens (NCLC*) sont une échelle descriptive de 12 jalons, ou points de référence, en ASL (anglais langue seconde, échelonnés sur un continuum de compétence langagière allant du niveau de base au niveau avancé. Ils reflètent la progression, sur ce continuum, de la compétence des apprenants adultes de ASL en compréhension de l’oral et de l’écrit et en expression orale et écrite.

Les Niveaux de compétence linguistique canadiens sont :

  • un ensemble d’énoncés décrivant les niveaux de compétence successifs du continuum de maîtrise de L’ASL;
  • une description des compétences de communication et des tâches permettant à une personne de les démontrer;
  • une norme nationale d’élaboration de programmes d’apprentissage de l’anglais dans divers contextes;
  • un cadre de référence pour l’apprentissage, l’enseignement, la programmation et l’évaluation de l’anglais, langue seconde (ou additionnelle) au Canada.

*Le Centre des niveaux de compétence linguistique canadiens (CNCLC) est l’organisme normatif national qui établit les Niveaux de compétence linguistique canadiens (NCLC) et les Canadian Language Benchmarks (CLB). Le CNCLC est un organisme à but non lucratif, créé en 1998. Il est régi par un conseil d’administration représentant l’ensemble du pays et constitué de nombreux intervenants représentant notamment des gouvernements, des experts de l'anglais langue seconde (ALS) et des évaluateurs linguistiques.

L’objectif du CNCLC a été, dès le début, de promouvoir l’excellence dans l’enseignement et l’apprentissage de l'anglais aux adultes partout au Canada en établissant et en encourageant l’utilisation des normes de maîtrise de la langue, qui ont des répercussions sur la prestation des programmes et l’élaboration d'orientations stratégiques dans les secteurs de l’éducation et de l’accès au marché du travail partout au pays.

Les NCLC et les CLB sont reconnus comme étant les normes canadiennes officielles utilisées pour décrire, mesurer et reconnaître la maîtrise de l'anglais. Ces niveaux constituent un langage commun pour l’ensemble de la communauté d’apprentissage de l’ALS.


Avantage pour l’apprenant

Les NCLC indiquent à l’apprenant où il se situe dans le cadre descriptif national de la langue de communication. Ils l’aident à définir ses objectifs, surveiller ses progrès et adapter ses stratégies ou objectifs d’apprentissage. Parce que les NCLC sont une norme nationale, ils facilitent le passage d’une classe ou d’un programme à un autre dans tous les territoires et toutes les provinces ou entre les établissements postsecondaires, les organisations professionnelles et les organismes de réglementation professionnelle.

Pour les intervenants du milieu du travail
L’une des forces des NCLC réside dans le fait que ces normes tiennent compte de toute une gamme de contextes de communication, y compris le milieu du travail. Les NCLC peuvent donc être utilisés à une multitude de fins liées au travail.

 

Les NCLC sont axés sur les apprenants

Les compétences clés décrites dans les NCLC doivent être intégrées à des tâches et à des contextes définis, pertinents et compréhensibles pour l’apprenant, mais également adaptées à ses capacités et à son style d’apprentissage. Les exemples de tâches permettent d’illustrer les compétences dans des contextes authentiques. Ainsi, on part du principe selon lequel, pour chaque cours, les compétences des NCLC seront contextualisées et adaptées en tâches de communication concrètes, correspondant aux besoins et aux intérêts spécifiques des apprenants.

 

Progresser selon les niveaux de compétence

Les recherches démontrent que l’apprentissage d’une nouvelle langue demande temps et efforts, et que le rythme de progression varie d’un individu à l’autre. Les facteurs qui peuvent influencer le rythme de progression d’un apprenant incluent :

  • son niveau d’éducation;
  • ses occasions d’utiliser l’anglais à l’extérieur des cours, ainsi que la nature et la qualité de ces échanges;
  • sa motivation;
  • ses compétences ou ses talents naturels;

Le rythme de progression d’un même apprenant peut également varier d’une habileté à l’autre. Nombreux sont les apprenants qui excellent dans une habileté (p. ex., la compréhension de l’écrit), mais éprouvent des difficultés dans une autre (p. ex., l’expression orale). Certains apprenants désirent améliorer leur compétence dans chacune des quatre habiletés, tandis que d’autres, selon leurs priorités, préfèrent améliorer une, deux ou trois des habiletés.

Certains peuvent atteindre un certain niveau de compétence linguistique, puis cesser tout progrès pendant une période indéterminée. D’autres demeurent au même niveau pendant un certain temps, avant de progresser de façon spectaculaire.

 

Autoévaluation

Les apprenants peuvent s’appuyer sur une liste d’objectifs d’apprentissage renvoyant aux NCLC (p. ex., les listes de vérification « Je suis capable de… ») pour s’autoévaluer. L’autoévaluation responsabilise davantage l’apprenant face à son propre apprentissage. Elle lui permet d’identifier ses points forts et ses points faibles afin d’ajuster son parcours d’apprentissage en conséquence.


Stades de compétence

Les douze niveaux de compétence se répartissent en trois stades. Chacun comprend des tâches langagières de communication de plus en plus difficiles, des contextes de communication de plus en plus exigeants, et des attentes de plus en plus grandes sur le plan de l’efficacité et de la qualité de communication requises. Les niveaux successifs d’un même stade correspondent à des degrés de maîtrise de plus en plus élevés.

 

Stade I – Débutant (niveaux 1 à 4)

Le stade I décrit la gamme des compétences requises pour pouvoir communiquer dans des situations courantes et prévisibles, afin de combler des besoins essentiels, d’effectuer des activités quotidiennes et de traiter de sujets connus qui présentent un intérêt personnel immédiat. Dans les NCLC, il s’agit des contextes non exigeants d’utilisation de la langue.

Stade II – Intermédiaire (niveaux 5 à 8)

Le stade II permet de prendre part, de façon plus active, à une plus grande variété de situations de communication. Il décrit la gamme des compétences requises pour fonctionner de façon autonome dans la plupart des situations quotidiennes de la vie sociale, des études et du travail, de même que dans des contextes moins prévisibles. Dans les NCLC, il s’agit des contextes modérément exigeants d’utilisation de la langue.

Stade III – Avancé (niveaux 9 à 12)

Le stade III décrit la gamme des compétences requises pour communiquer de manière efficace, convenable, précise et aisée sur la plupart des sujets, dans des situations et contextes des plus familiers aux plus imprévisibles, dans des situations des plus générales aux plus complexes, sur le plan professionnel et dans des contextes de communication exigeants des plus pointus aux plus nuancés. À ce dernier stade, les apprenants ont une conception précise du but de la communication et du public auquel ils s’adressent (y compris le niveau de familiarité avec l’interlocuteur, les formules de politesse et les formalités, le registre et le style appropriés, la modulation et la longueur convenables de la communication, la précision et la cohérence du discours, la richesse et la précision du vocabulaire). La communication peut alors avoir lieu dans des contextes professionnels, d’études et sociaux à enjeux ou à risques élevés, et dans des situations où les aspects de la communication (diplomatie, tact, précision, etc.) ont une incidence considérable. Dans les NCLC, il s’agit de contextes exigeants d’utilisation de la langue.

Références

Centre des Niveaux de compétence linguistique canadiens (2006) Niveaux de compétence linguistique canadiens – Français langue seconde pour adultes

Centre for Canadian Language Benchmarks (2000) Canadian Language Benchmarks 2000 – English as a second language for adults

Educational Testing Service – ETS (2005) Helping your Students Communicate with Confidence

University of Cambridge ESOL Examinations-UCLES (2007) IELTS Handbook 2007